smooth

Friendly Yours démarre ce nouvel album -The Parade- d’une foulée rapide, sauvage, embarque son monde et ses patients sur les traces d’un groupe qui a su explorer ses envies et les traduire en vraies mélodies.

On a l’impression étrange en écoutant la musique de Smooth de retrouver un vieil ami, un camarade de route, car elle puise là où notre propre imaginaire se façonne chaque jour, chaque saison de pluie, de plaisir ou d’ivresse. Le trio emprunte et décompartimente des sons et des rythmes aux aînés, une ardoise affichée et restituée avec inventivité, jubilation, sensualité. Avec ce côté dandys du rock, élégance et retenue, les trois garçons, trentenaires complices, que sont David Darricarrère (chant, guitare, claviers), Nicolas Berrivin (basse, claviers) et Christophe Declercq (batterie), savourent l’instant présent, cimentent le travail accompli, les heures de studio, les années de scène. La méthode est l’expérience, l’amitié, le piment.Smooth installe ses chansons intemporelles comme autant de plans-séquences. On the road movie. Trouvailles heureuses, bidouillages d’orfèvres, ciselés, voix ici métallique (« Heart Bea(s)t ») se dessinent au fil de « La » Parade, succession de courts métrages, d’assemblages improbables et harmonieux (« Manson »). Des surprises sonores rayonnent, façon Jacques Tati, piochées dans les collections de vinyles de ces mélomanes, « Géotrouvetouts » des machines, preneurs de sons insolites. L’esprit vagabonde.

Des pépites électro («She’s coming back ») balisent l’asphalte, la sciure, cette piste aux étoiles d’un petit cirque que l’on imagine à la dérive (« The Smooth Parade ») avec sa fanfare lumineuse, la valse du clown à la Fellini (« Freedom is a road ») ou la complainte très rock’n’roll par la voix déchirée de « My body ».

La Smooth’s touch passe aussi par la case cuivres et c’est bien là toute l’intelligence des musiciens nantais d’avoir utilisé la dimension de ces instruments. Dominique A développe son timbre si lyrique (« I know ») sur un titre chanté à deux, à l’image d’Amilie, une inconnue qui ne devrait pas le rester longtemps à entendre « Music », morceau à la classe infinie.

Peut-être touche-t-on justement, dans cette « Music », à l’essence même, à la ligne du trio. Tout y est. D’autres oreilles nous le diront. Avec « Another life », ultime halte, on quitte l’album à pas feutrés, à voix chuchotée, nappée de délicieuses touches de piano.

Aux passions qui persistent, les r êves toujours recommencés

Friendly Yours starts off this new album The Parade at a fast and wild pace, taking along its world and its patients to follow the trail of a group who knows how to explore its desires and to translate them into real melodies. You have the strange impression when listening to Smooth’s music of finding an old friend , a road companion because their music draws on our own imagination there where it moulds itself , each day , each rainy season , with pleasure or ecstasy . The trio borrows and mixes sounds and rhythms from their forefathers, displayed and put back together with inventiveness, jubilation, sensuality .With their dandys image of rock, elegance and reserve, the three young men, 30 year old friends, David Darricarrère (vocals, guitar, piano) Nicolas Berrivin ( bass guitar , piano ) Christophe Declercq ( drums ) enjoy the present moment and cement their work , the hours in the studio , the years on stage. The method is experiment, friendship, spice.Smooth sets up its timeless songs like as many sequence shots. On the road movie. Happy strokes of inspiration , goldsmiths intricate work, chiselled and metallic voice here ( Heart Bea(s)t ) , become apparent as The Parade progresses , a series of short films , improbable and harmonious assemblage ( Manson ).Surprising sounds shine outwards, in a Jacques Tati way, dug up from vinyl collections of these music lovers exploring their instruments, unusual sound technicians .Wandering spirit.Gold nuggets of Electro ( She’s coming back ) mark out asphalt ,and sawdust , this stardusted track of a little circus that we imagine drifting off ( The Smooth Parade ) with it’s luminous brass band and the waltz of a Fellini clown ( Freedom is a road ) or the very rock n’ roll lament with a torn voice of My body. The Smooth touch also includes brass instruments, and that’s where these musicians from Nantes are clever to have used them to their full dimension. Dominique A develops his lyric voice on the track (I know) sung as a duo to the image of Amélie, an unknown singer who shouldn’t be for long, judging by Music a piece of infinite class. Maybe we touch precisely in this Music, the essence itself, the trio’s style. Everything is there. Other ears will tell us. With Another Life, last stop, we leave the album on tiptoes, with murmurs wrapped in delicious piano notes.
Passions that last, dreams forever renewed.

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